Call Hambourg

Oui, c’est un calembour. Je l’avoue, j’aime les calembours et les jeux de mots, tout mon entourage vous le confirmera, avec un soupir de résignation.

Les mots sont fascinants. J’aime les voir, les tourner et retourner, les assembler, les disjoindre, les recombiner. La poésie naît de ces opérations, qui font jaillir des intuitions, qui donnent à penser, comme je l’ai voulu avec le titre du billet Bornes to be free.

Je me suis parfois demandé s’il n’y avait pas quelque chose de comparable dans la manière dont Heidegger utilise certains vers de Hölderlin ou les fragments les plus obscurs des philosophes présocratiques. Il en nourrit sa réflexion, il pense à partir de ces amorces poétiques, il extrapole à partir d’Héraclite et de Parménide pour faire du Heidegger. Ce sont des amorces dont le sens premier compte peu en regard de ce qu’il parvient à en tirer.

Je ne cherche pas à me comparer à un des penseurs majeurs du XXe siècle. Ni à mettre mes calembours et jeux de mots au niveau de la poésie de Hölderlin ou des intuitions de Parménide. Plutôt à identifier des amorces possibles pour aller plus loin.

Encore faut-il reconnaître qu’on peut partir pour de grands et longs voyages d’exploration ou simplement, comme ici, pour une petite balade, avec une douceur à l’intention de Heidegger :

Une réflexion au sujet de « Call Hambourg »

  1. Le problème des jeux de mots, c’est de savoir où s’arrêter. Je suis très friand de contrepèteries, les plus horribles étant les plus hilarantes. Donc, difficile de s’en repentir. Mais je suis très frappé de constater que ceux qui les inventent ou les colportent sont toujours des gens très vertueux dans le privé, y compris, semble-t-il, Joël Martin qui les pond fidèlement pour le Canard Enchaîné, et à qui je dois mon interview la plus jubilatoire.

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