Pas le dernier mot

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Il y a quelque chose d’étrange dans la situation actuelle. Nous nous occupons de nos besoins, de nos soucis, de nos plaisirs, alors que les équilibres politiques, climatiques, culturels, religieux, sont en train de basculer, nous réservant un avenir illisible.

On voudrait que les choses se passent autrement, on voudrait que nos actions modifient la marche du monde, on voudrait préserver ce en quoi on a cru, ce pour quoi on se bat. On se décourage en réalisant à quel point les deux ou trois choses qui sont à notre portée sont sans proportion avec les problèmes et les forces en présence.

La portée de nos actions individuelles est faible, mais elle n’est pas dérisoire. On ne peut pas tout laisser aller sans résister, sans rien dire, sans rien faire. Question de conscience, de dignité. On connaît le principe : penser globalement, agir localement. Et même si la globalité devenait impensable, il faudrait continuer d’agir et de dire. Dieu merci, le prince de ce monde n’aura pas le dernier mot.