Brouillon

C’est l’impression que je me fais de moi-même à certains moments. Quand il n’y a plus d’obligations professionnelles, l’existence se déstructure, et je dois résister à ma tendance à ne faire les choses que lorsque l’envie se présente. Chaque nouvelle journée n’est certes pas une page vierge de toute contrainte, mais moins je programme mon temps, plus je le perds en petites choses dont le souvenir s’évapore sans laisser de traces. Du temps vécu, mais perdu. Ce sont les activités qui comptent (l’écriture en premier lieu) qui en souffrent le plus.

Je me « dé-brouille » mieux quand je décide à l’avance à quoi je vais passer mon temps, dans une démarche délibérée, inscrite dans mon agenda. Et si je note ce que j’ai fait de ma journée, cela m’aide à mieux vivre celle qui va suivre.