Dans l’air du temps

Écrits vains

Il y a quelque chose d’artificiel dans la volonté de maintenir le rythme d’un billet par semaine. Pondre quelque chose coûte que coûte, avec publication le jeudi. Ce ne sont pas les thèmes, les sujets, les motifs de préoccupation, les raisons de s’indigner et de refuser ou de proposer qui manquent. Mais faut-il vraiment y ajouter son couplet ? Et pourquoi tant de peine ? Je n’ai pas un lectorat abondant et je ne peine personne si je m’oublie une semaine ou deux.

Nous sommes donc jeudi et je n’ai rien écrit d’autre que le paragraphe précédent. Voici donc un post qui va grossir les rangs de ceux dont l’intérêt est vraiment faible. Qui se préoccupe en effet de la mise à jour de WordPress dont j’ai parlé la semaine dernière, ou de la forme carrée des rondelles d’ouate vendues par la Migros, qui m’a occupé il y a quelque temps ? Personne, sauf moi-même, et j’en tire prétexte pour produire quelques lignes que j’ai l’outrecuidance de publier.

Vous pensez peut-être que l’intérêt ne réside pas dans le sujet, mais dans le traitement qui en est fait. Et vous soulignerez que plus le sujet est petit, plus il est humble, et plus celui qui en parle doit travailler pour en tirer quelque chose d’intéressant, à moins d’être de ceux qui parviennent à parler de tout et de n’importe quoi en captivant leur auditoire. Mais je ne suis ni l’un ni l’autre.

Alors quoi ? Je ne veux pas me retrouver écrivain non pratiquant. Un écrivain qui n’écrit pas n’est plus un écrivain. Voilà pourquoi je me permets de vous servir même mes vains écrits plutôt que de cesser ma pratique.

Écrits vains
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